TAFSIR MOMAR GUEYE
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LE PARDON
La traite négrière et les Droits de l’HOMME

sculptures de TAFSIR MOMAR GUEYE

Le Pardon est la condition sine qua non de la civilisation universelle.

Pour pouvoir pardonner, l'Africain doit être reconnu dans sa souffrance.

Pour pouvoir pardonner, l'Africain doit être reconnu comme l'égal de l'Européen.

Le Pardon nécessite reconnaissance historique de la communauté internationale et Devoir de Mémoire mais aussi égalité et coopération équitable.

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Cette HISTOIRE ne peut être oubliée.

L’Afrique demande aujourd’hui la RECONNAISSANCE de cette tragédie.

A cette condition, le peuple Africain pourra PARDONNER
pour construire cette Afrique moderne à l’aube du XXIème siècle.

LA MEMOIRE NOIRE

 

La mémoire noire est et demeure partie intégrante de la mémoire de l’humanité, à l’instar des mémoires grecque, latine, juive …

Le respect de cette mémoire ne se négocie pas. Il s’impose ouvertement.

En Afrique un vieillard qui meure est une bibliothèque qui brûle.

La traite négrière, l’esclavagisme, puis le colonialisme constituent une succession de faits unique dans l’histoire de l’humanité.

Le chemin de la civilisation et des Droits de l’Homme est long et loin d’être achevé.

Le passé n’a de sens que s’il demeure vivant. La mémoire d’un peuple ne doit pas être perdue. On ne doit rien oublier afin de mieux lutter contre tout ce qui mutile l’homme.

La maison des Esclaves de Gorée est le symbole du long retard que l’Afrique a pris sur la voie du développement économique et social. Mais aussi Gorée, sanctuaire de l’Humanité, empêche le passé Africain de sombrer dans l’oubli.

Le passé est toujours source de progrès, car il permet de se remémorer et d’éviter les erreurs de l’Humanité.

Endurer le mal relève de la voie divine. La souffrance a toujours pour finalité l’extase et la béatitude. Aussi le Pardon est-il de mise dans l’histoire de l’esclavage. Les chaînes qui servaient à lier les esclaves pour les mener à bon port en Amérique  symbolisent aujourd’hui l’union des cœurs et des esprits au-delà des océans.

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Dans la conception traditionnelle de l'Afrique, tous les anciens esclaves déportés en Amérique devaient nécessairement vivre ce calvaire. C’est le sceau du destin. En ce sens, la croyance en Dieu et à sa miséricorde est le garant du Pardon.

Savoir pardonner et savoir demander Pardon relèvent de l’humilité de l’Homme, ce roseau pensant, cet être imparfait. Le Pardon engendre l’entraide, qui fera naître à son tour la réconciliation. Alors seulement pourra naître et demeurer la Paix, en ce troisième millénaire naissant !

Elégance et fierté

Malgré leur souffrance, les esclaves restent dignes. La tête relevée, ils ne courbent pas l’échine face à leur avenir. Ils savent déjà qu’un peuple ne peut être réduit à l’esclavage. Leur démarche est un message d’espoir.

La beauté de leurs visages rompt avec la dureté de leur exil, dont ils n’imaginent pas encore la sauvagerie absolue. Tous ces esclaves, profondément croyants, supportent leur destin, auquel nul ne peut échapper.

Les chaînes qui les lient favorisent leur Union. Noirs américains aujourd’hui, ou Antillais, ils demeurent profondément Africains, unis au-delà de leur appartenance ethnique, nourris de la mémoire de leurs ancêtres..

Cette harmonie entre Dignité et Union fait acte de leçon pour les générations futures. Loin du sentiment de revanche qui appelle réparation, l’œuvre de TAFSIR MOMAR GUEYE appelle à la reconnaissance historique de la Grande Déportation d’un Peuple à des fins marchandes afin de permettre à ce Peuple d’accorder SON  Pardon.

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