LA MEMOIRE NOIRE
La mémoire noire est et
demeure partie intégrante de la mémoire de l’humanité, à l’instar
des mémoires grecque, latine, juive …
Le respect de cette mémoire
ne se négocie pas. Il s’impose ouvertement.
En Afrique un vieillard
qui meure est une bibliothèque qui brûle.
La traite négrière,
l’esclavagisme, puis le colonialisme constituent une succession de faits
unique dans l’histoire de l’humanité.
Le chemin de la
civilisation et des Droits de l’Homme est long et loin d’être achevé.
Le passé n’a de sens
que s’il demeure vivant. La mémoire d’un peuple ne doit pas être
perdue. On ne doit rien oublier afin de mieux lutter contre tout ce qui
mutile l’homme.
La maison des Esclaves
de Gorée est le symbole du long retard que l’Afrique a pris sur la voie
du développement économique et social. Mais aussi Gorée, sanctuaire de
l’Humanité, empêche le passé Africain de sombrer dans l’oubli.
Le passé est toujours
source de progrès, car il permet de se remémorer et d’éviter les
erreurs de l’Humanité.
Endurer le mal relève
de la voie divine. La souffrance a toujours pour finalité l’extase et
la béatitude. Aussi le Pardon est-il de mise dans l’histoire de
l’esclavage. Les chaînes qui servaient à lier les esclaves pour les
mener à bon port en Amérique symbolisent aujourd’hui l’union des cœurs
et des esprits au-delà des océans.
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